Les aéro-clubs, socle oublié de la formation des pilotes en France

Réunis à Angers pour leur congrès annuel, les représentants de la Fédération française aéronautique ont rappelé le rôle central des 574 aéro-clubs dans la formation des pilotes.

Malgré une baisse structurelle des heures de vol depuis vingt ans, l’activité d’instruction progresse et représente désormais près de la moitié des heures totales avec plus de 240.000 heures de vol.

Porté par un réseau de plus de 3.200 instructeurs, à 90% bénévoles, le modèle associatif continue d’attirer les jeunes via le Brevet d’Initiation Aéronautique et les dispositifs d’initiation.

Mais entre hausse du coût du carburant, flotte vieillissante de 40 ans d’âge moyen et érosion du nombre de pratiquants, les aéro-clubs restent sous tension, alors même qu’ils constituent la première marche vers les métiers de l’aérien.

L'analyse de l'APNA:

La réalité est simple : on ne valide pas son rêve de pilote en entrant directement dans une école professionnelle sans avoir d’abord testé son appétence au pilotage dans un aéro-club ou un centre de vol à voile. C’est là que naissent la vocation, la passion et la première sélection naturelle.

Une fois cette vocation confirmée, le candidat doit d’abord viser en priorité les filières cadets ou l’ENAC, où la sélection est exigeante : tests psychotechniques, aptitudes psychomotrices et compétences non techniques indispensables à la gestion de l’imprévisible, essence du métier de pilote.

À défaut, les formations privées offrent une alternative ; mais sans véritable sélection à l’entrée en école — sinon financière — la sélection se fait ensuite en compagnie, avec un constat désolant : Ryanair estime ainsi qu’un candidat sur deux à ses sélections n’a pas le niveau attendu.

Dans un marché saturé— avec deux fois plus de pilotes formés que de postes disponibles avant même les crises géopolitiques actuelles —, l’enjeu est donc la qualité de la formation associée à l’évaluation des capacités cognitives et de la motivation avant l’entrée en formation. L’expérience en aéro-club ou en planeur reste ainsi un bon révélateur de la vocation et des aptitudes réelles.

Source : https://www.aerobuzz.fr/aviation-generale/linoxydable-resilience-des-aero-clubs-mise-a-lepreuve/

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