La décarbonation dépend d’accords mondiaux

Bien que l’optimisme ne soit pas l’unique solution au dérèglement climatique, il est à noter que le dernier rapport du Haut Conseil pour le Climat divulgué en juillet 2024 indiquait que, pour la première fois, « le rythme de décarbonation de la France permet de considérer que les objectifs climatiques de 2030 sont atteignables ». Autre bonne nouvelle, la résorption du trou dans la couche d’ozone se confirme, en particulier dans la haute stratosphère où ce gaz forme un bouclier contre les rayons ultraviolets. Un résultat obtenu grâce à la signature du protocole de Montréal en 1987, ratifié par 197 Etats. Dans la même veine, les Etats membres de l’ONU sont parvenus, l’an dernier, à la signature du premier traité sur la protection de la haute mer.

L'analyse de l'APNA :

Ces avancées sont évidemment fragiles au regard des objectifs des Accords de Paris qui semblent difficilement atteignables au niveau mondial. En revanche, preuve est ainsi faite que les résultats peuvent être atteints lorsque les nations savent unir leurs forces, alors que les émissions de carbone ne s’arrêtent pas à nos frontières. Ainsi, la décarbonation de l’aérien ne pourra être atteinte d’ici 2050 que par des accords au sein de l’OACI et par une vraie volonté des Etats d’accompagner les projets de production de SAF, d’avions à hydrogène et électrique. Il ne suffit pas pour les gouvernements de décréter des objectifs, sans se donner les moyens de les atteindre. Dans la même veine, il est contreproductif de prendre des mesures nationales de contraintes contre l’aviation, sinon de constater alors une simple délocalisation du trafic aérien au profit des compagnies étrangères qui ne les subissent que marginalement.

Source : https://www.hautconseilclimat.fr/publications/rapport-annuel-2024-tenir-le-cap-de-la-decarbonation-proteger-la-population/

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